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Une chronologie en images

1763 – 1774

Aménagement  du château et des jardins alentour avec l’aide de l’architecte paysagiste Jean-Marie Morel, et de jardiniers écossais.

1777

Publication du traité du marquis de Girardin De la composition des paysages, ou des moyens d’embellir la Nature autour des Habitations, enjoignant l’agréable à l’utile.

1778

Jean-Jacques Rousseau arrive le 20 mai et meurt le 2 juillet. Débute alors un pèlerinage qui durera plus de 50 ans pour l’Europe littéraire et politique qui, sur l’Île des Peupliers, rendra hommage à Rousseau. Son tombeau définitif sera construit en 1780, par Jacques-Philippe Lesueur, sur un dessin d’Hubert Robert.

14 juin 1780

Marie-Antoinette, le comte et la comtesse d’Artois, le comte et la comtesse de Provence viennent en visite à Ermenonville. Marie-Antoinette se repose sur un banc, qui porte depuis le nom de « banc de la Reine ».

1788

Publication par un auteur anonyme de Promenade ou itinéraire des jardins d’Ermenonville, guide pratique des jardins illustré de 25 gravures de Mérigot fils. Ce texte est toujours édité en fac-similé et témoigne notamment des nombreux monuments disparus.

1790 – 1794

Le marquis de Girardin assiste, impuissant, à la détérioration de ses jardins, livrés aux intempéries successives qui endommagent la structure même du paysage, puis aux actes de vandalisme durant la Révolution.

20 août 1794

Girardin quitte définitivement son domaine pour s’installer à Vernouillet. Il meurt sans revenir à Ermenonville en 1806.

1794

Le 16 avril 1794 (25 germinal an II), une loi ordonne la translation des restes de Rousseau au Panthéon. Son exhumation et son transfert ont lieu le 11 octobre 1794.

1803

Le premier préfet de l’Oise Jacques Cambry écrit dans sa Description du département :

Lorsque dans les cercles de Paris on parle à présent d’Ermenonville, on ne le cite que comme un endroit dégradé […] ; j’ose assurer que dans ses masses et dans ses grands effets il a prodigieusement gagné […]. Ermenonville n’est plus soigné comme autrefois ; ses eaux, ses étangs ne sont plus ; tous ces petits objets créés pour un moment tombent et dépérissent ; mais la nature a gagné par le temps ; ses épicéas, ses mélèzes, à peine sortis de la terre il y a vingt ans, sont des géants qui nous étonnent ; ce jardin, qui n’étoit à cette époque que l’esquisse ce de qu’il devait être un jour, est à présent dans toute la pompe et dans toute la vigueur qu’il pouvait obtenir.

1930-1938

Inscription du château, du tombeau de Rousseau et du Temple de la Philosophie moderne à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Le Touring Club de France (TCF) fait l’acquisition du parc sud en 1938, qui prend pour nom Parc Jean-Jacques Rousseau.  

1985 - 1989

Le département de l’Oise fait l’acquisition du Parc Jean-Jacques Rousseau, qui est classé au titre des monuments historiques dans son ensemble en 1989.

2012

Le Parc Jean-Jacques Rousseau, après d’importants travaux de restauration de ses espaces, berges, ponts et monuments, est labellisé Centre culturel de rencontre. C’est le premier monument sans patrimoine bâti à bénéficier de ce label décerné à 43 sites exceptionnels en France et en Europe.

Le Centre culturel veille au rayonnement du site dans le respect de son héritage intellectuel, historique et sensible.