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Cléa Chopard (Odyssée)

Ecriture & performance
< Suisse >
Résidence Odyssée : octobre-décembre 2018

 

Née en 1989, Cléa Chopard vit et travaille principalement à Genève. Diplômée de la Haute École d’art et de design de Genève en arts visuels, elle se spécialise ensuite dans l’écriture littéraire et la traduction. Son travail artistique comporte plusieurs facettes : partant généralement du texte, il se matérialise en livre, micro-éditions, performances, pièces sonores ou encore vidéos. Ses textes prennent généralement en compte une dimension spatiale : celle de la page ou du livre, du lieu où ils se manifesteront, ou celle que peut offrir une mise en son et en image. Cléa Chopard développe ainsi un travail d’écriture et de performance avec un intérêt particulier pour la question de la lecture oralisée.

Ses sources d’inspiration sont multiples : littérature, poésie, manuels scientifiques ou médicaux, anthropologie, philosophie, sociologie, traductologie, études féministes… Cléa Chopard s’intéresse ainsi à de nombreux domaines, notamment la botanique et ses guides de plantes médicinales, qui traduisent une histoire de notre rapport à la nature, au corps et au savoir. Ce faisant, elle développe une pensée du corps. L’histoire de la décoration représente également pour elle une manière d’interroger ce corps.

 

Grâce au fond documentaire réuni sur les jardins, Cléa Chopard a pu associer recherche et création. Alors que son projet initial s’axait plutôt autour de la botanique – notamment les liens que Rousseau entretenait avec cette discipline qui l’a passionné les dernières années de sa vie – Cléa Chopard s’est progressivement intéressée aux jardins et à la façon dont ces espaces, qu’ils soient réels, figurés ou utopiques, sont les vecteurs d’une pensée du monde que l’écriture elle-même pourrait rejouer sur l’espace de la page.

Du « jardin planétaire » de Gilles Clément aux jardins persans – peut-être « l’exemple le plus ancien [d’]hétérotopies » selon Michel Foucault – en passant par les jardins d’artistes comme Ian Hamilton Finlay ou Derek Jarman, le jardin invite à penser tout un ensemble de pratiques, concepts et formes à la fois politiques, esthétiques, culturels, environnementaux, mais aussi tout simplement vitaux.

Cléa Chopard indique que « Si l’écriture peut se saisir du jardin et le retranscrire, c’est en multipliant ses points de vues, ses sources littéraires géographiques et temporelles, ses langues, même (tant il est vrai qu’un lieu comme le Parc Rousseau est un « jardin écrit » autant qu’une écriture du jardin). »